La Scam

La Scam, jeune parente de la SACD,  déploie son champ d’action sur les droits d’auteur issus de la littérature, du documentaire  ̶  qu’il soit cinématographique, télévisuel ou radiophonique  ̶  de l’illustration et du multimédia non fictionnel.

 

Une juste représentativité

Son histoire commence en 1838 par la fondation de la Société des Gens de Lettres (SGDL) sous l’impulsion d’Honoré de Balzac qui voulait défendre les auteurs publiant des feuilletons dans des journaux parisiens et les voyaient reproduits aux six coins de l’Hexagone sans autorisation aucune. À l’origine, ils sont quatre-vingt-cinq, tous auteurs de romans et de nouvelles, jeunes et dynamiques – la majorité est âgée de moins de quarante eux.

Parmi eux, Alexandre Dumas père, Victor Hugo, Théophile Gautier et, une femme au caractère bien trempé, George Sand. Les années passent, le vingtième siècle arrive, de nouveaux médias apparaissent et la création connaît une mutation importante : exit les feuilletons publiés dans les journaux, place à la radio, à la télévision, au cinéma, qui, eux aussi, font la part belle à l’artistique et méritent une juste rémunération !

 

1968 arrive, son parfum de révolte et son combat pour l’équité. Les auteurs issus de l’audiovisuel sont dynamiques et résolument engagés. Ils décident de créer une nouvelle structure, plus proche de leurs besoins, pour défendre une création aux contours multiples, des écritures qui vont bien au-delà de celles que l’on couche sur le papier. Celle-ci ne verra pas le jour dans un claquement de doigts, loin s’en faut, il faudra encore plusieurs tâtonnements, essais et erreurs, discussions âpres, pour la voir enfin sortir du berceau, flambant neuve, la Scam, en 1981.

Plurinationale, avec un siège à Paris et des représentations dans divers pays francophones  ̶  la Belgique, le Luxembourg, Monaco, les Pays-Bas, le Canada ̶ elle compte actuellement trente mille membres dont deux mille rien que pour le territoire belge. Si en France, les auteurs de l’écrit y sont moins représentés, la Belgique offre la particularité d’une grande pluridisciplinarité de ses membres.

 

Créée par les auteurs, la Scam se veut à leur service et à leur écoute. Résolument démocratique et soucieuse que chacun fasse entendre sa voix, elle est organisée sous forme de coopérative où les créateurs, réunis en assemblée générale, élisent, pour quatre ans, les membres du comité belge ̶ douze artistes qui vont être à la proue du combat pour la création, définissant les politiques prioritaires et les actions à mener ̶ et, chaque année, vérifient leur action.

 

La défense d’une profession

La Scam est une société jeune. De sa genèse révolutionnaire, elle a gardé le dynamisme et le goût du questionnement. Si le nerf de la guerre réside dans la collecte, la distribution et la gestion des droits d’auteur, son engagement va bien au-delà de la perception des revenus de ses membres. Elle s’investit largement dans la défense d’une profession dont les contours demeurent encore, à l’heure actuelle, parfois flous. Elle interroge les pratiques de création de ses membres et accompagne l’émergence de nouveaux modes d’expression artistique. Elle propose également aux créateurs des conseils juridiques, soutien non négligeable dans la négociation des contrats, et développe une politique culturelle visant à promouvoir ses membres par le biais de bourses, de prix, d’actions de promotions.

Elle travaille également à la création d’un « esprit de corps », une solidarité entre créateurs dont l’art se pratique trop souvent dans la solitude, que ce soit par le biais de son site ou de publications, mais aussi par l’organisation de moments festifs, de débats dynamiques, occasions de rencontres encourageant l’échange, la confrontation des points de vue, la découverte de la singularité des œuvres et de leurs auteurs. Actuellement, elle est partie prenante de la rénovation de la Maison des Auteurs, un ambitieux chantier qui, à terme, viendra offrir aux auteurs des espaces de travail et de convivialité.

 

Une vision prospective

Enfin, la Scam se veut à la pointe du combat des auteurs. La mondialisation galopante qui offre d’incroyables défis et, avec eux, un flot de questions l’amène à développer une vision prospective de la politique culturelle et du quotidien des auteurs. Forte de sa représentativité, la SCAM se fait l’étendard des grands combats qui intéressent la vie des auteurs. Ainsi elle est habilitée à se fait entendre auprès de nombreuses instance professionnelles en Belgique mais aussi au sein d’organismes européens et internationaux qui prennent des décisions influençant directement le quotidien des auteurs.

À l’écoute de ses membres, elle émet spontanément des propositions auprès des politiques, agissant alors comme un lobby. On lui doit notamment un rôle déterminant dans l’adoption de la nouvelle loi fiscale, plus simple et plus favorable aux créateurs, ainsi que dans celle de l’avant-projet de Décret autour du Prix unique du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles, entre autre.

Mais il reste de grands combats à mener comme l’exploitation des œuvres sur internet, la numérisation du patrimoine culturel, l’aide aux écritures, l’investissement du service public dans la création contemporaine ou l’intervention des câblopérateurs et fournisseurs d’accès internet dans la rémunération des auteurs. Il s’agit, encore et toujours, de protéger et de professionnaliser le métier d’auteur.

Et pour ce faire, aucune force n’est superflue.

Une question ?

Pour tout renseignement adressez-vous à Aïcha Anerhour, Marie-Lorraine Weiss et Gabriella Marchese du Service des Auteurs :

servicedesauteurs@scam.be - 02 551 03 42.